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Les erreurs de conception thermique les plus fréquentes avec les relais statiques SSR

Les erreurs de conception thermique les plus fréquentes avec les relais statiques SSR

18 août 2026

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Relais statiquessont désormais largement utilisées dans les machines industrielles pour leur fiabilité, leur rapidité de commutation et l'absence d'usure mécanique. Cependant, cette image de robustesse peut être trompeuse. En pratique, une proportion importante de ssr Les défaillances observées sur le terrain sont dues à une conception thermique insuffisamment maîtrisée.

Contrairement aux électromécaniques relaisEn effet, un relais statique (SSR) dissipe continuellement de la puissance dès qu'il conduit du courant. Si cette dissipation n'est pas correctement évacuée, la température de jonction des composants de puissance augmente, ce qui a des conséquences directes sur les performances, la fiabilité et la durée de vie du système. La conception thermique ne doit donc jamais être considérée comme un simple détail de validation, mais comme un choix architectural à part entière.

Ce mini-guide a pour but d'identifier les erreurs les plus courantes rencontrées dans la conception thermique des SSR et de proposer des bonnes pratiques concrètes pour les bureaux d'études.

1-Sous-estimation de la dissipation thermique réelle
L'une des erreurs les plus fréquentes concerne le choix de la taille. Un relais statique Ce calcul se base uniquement sur le courant de charge nominal, sans évaluer précisément la puissance dissipée par le composant. Or, la dissipation thermique d'un relais statique est directement liée à la chute de tension interne lorsqu'il est conducteur. Même une valeur apparemment faible devient critique lorsque le courant est élevé et continu.

Un relais statique conduisant un courant de 40 A avec une chute de tension d'environ 1,6 V dissipera donc plus de 60 W de chaleur en fonctionnement continu. Cette puissance doit impérativement être évacuée vers l'extérieur. Négliger ce calcul conduit à des conceptions qui paraissent correctes sur le papier, mais qui se révèlent rapidement limitées en conditions réelles, notamment à haute température ambiante ou dans des armoires fermées.

Il est recommandé de toujours calculer la dissipation maximale, en tenant compte des conditions de fonctionnement les plus défavorables et en ajoutant une marge de sécurité pour les surcharges transitoires ou les tolérances des composants.

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2-En considérant uniquement le composant et non la chaîne thermique complète
Une autre erreur classique consiste à considérer la résistance thermique du relais statique comme un paramètre isolé. En réalité, la température de jonction dépend de l'ensemble de la chaîne thermique, depuis l'intérieur semi-conducteur jonction avec l'air ambiant.

La chaleur doit traverser successivement le boîtier du relais, l'interface de montage, le dissipateur thermique, puis être dissipée dans l'air ambiant. Chaque étape introduit une résistance thermique qui s'ajoute aux précédentes. Se concentrer uniquement sur les caractéristiques du relais, sans tenir compte du dissipateur thermique, de l'interface thermique et de l'environnement, conduit à des estimations très optimistes de la température de fonctionnement.

Une approche rigoureuse consiste à calculer la température de jonction à partir de la température ambiante réelle à l'intérieur de l'armoire, en intégrant toutes les résistances thermiques du système. Dans de nombreux cas, le dissipateur thermique et son interaction avec l'air ambiant constituent l'élément prépondérant du problème.

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3-Choisir un dissipateur thermique uniquement sur la base de critères mécaniques
Le dissipateur thermique est souvent choisi tardivement dans le projet, parfois uniquement en fonction de contraintes d'espace ou de normes mécaniques. Cette approche aboutit fréquemment à des dissipateurs thermiques sous-dimensionnés, incapables de dissiper la puissance générée par le relais statique dans des conditions réelles d'utilisation.

Il est également fréquent de supposer une convection naturelle idéale, alors que le dissipateur thermique est installé dans une armoire confinée où la circulation d'air est limitée et perturbée par le câblage ou d'autres équipements générant de la chaleur. Lorsque plusieurs relais statiques partagent le même dissipateur thermique, l'effet cumulatif est souvent sous-estimé, ce qui augmente le nombre de points chauds.

Le dimensionnement d'un dissipateur thermique doit toujours être basé sur la température maximale réellement atteinte à l'intérieur de l'armoire électrique, et non sur la température ambiante extérieure. Les courbes de performance thermique fournies par celduc® sur son site web doivent être utilisées avec prudence, en tenant compte des facteurs de dégradation liés aux conditions d'installation.

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4- Négliger l'interface thermique entre les SSR et le dissipateur de chaleur
L'interface thermique est parfois perçue comme un simple détail d'assemblage, alors qu'elle joue un rôle essentiel dans la dissipation de la chaleur. Un montage sans pâte thermique, une utilisation inappropriée des coussinets isolants ou un non-respect du couple de serrage peuvent considérablement dégrader le transfert de chaleur entre le relais et le dissipateur thermique.

Une interface de mauvaise qualité peut à elle seule doubler la résistance thermique totale du système, annulant ainsi les avantages d'un dissipateur thermique correctement dimensionné. La planéité des surfaces de contact et la qualité du matériau d'interface sont déterminantes pour garantir une conduction thermique efficace et constante.

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5-Sous-estimer l'impact de l'armoire électrique
De nombreuses études thermiques sont réalisées en supposant une température ambiante constante et homogène, sans tenir compte de la réalité des armoires électriques. En pratique, l'intérieur d'une armoire peut atteindre des températures bien supérieures à la température ambiante extérieure, notamment lorsque plusieurs appareils générant de la chaleur y sont regroupés.

Les variateurs de vitesse, les alimentations, les transformateurs et les relais statiques contribuent tous à l'échauffement global. Sans une ventilation adéquate ni une gestion efficace des flux d'air, la température interne peut rapidement devenir le facteur limitant du système. Une conception thermique fiable exige donc une vision globale de l'armoire, et non une analyse composant par composant.

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6-Mauvaise répartition thermique des SSR

Une mauvaise répartition thermique des relais statiques est une erreur fréquente dans la conception des armoires électriques. Elle se produit notamment lorsque plusieurs relais statiques sont montés côte à côte sur le même dissipateur thermique, créant des zones de surchauffe localisées et un effet d'empilement thermique. Cette accumulation de chaleur peut entraîner une surchauffe, réduire la durée de vie des composants et augmenter le risque de panne. Pour éviter ces problèmes, il est recommandé d'espacer les relais statiques afin de limiter les interactions thermiques, d'utiliser des dissipateurs thermiques individuels lorsque la puissance dissipée est élevée et de privilégier une répartition thermique homogène permettant une meilleure évacuation de la chaleur et un fonctionnement plus fiable du système.

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Conclusion – Concevoir des produits « cool » pour concevoir des produits fiables
La gestion thermique des relais statiques ne doit pas être considérée comme une contrainte secondaire, mais comme un levier majeur pour la fiabilité et les performances. Une conception qui maintient la température de jonction nettement en dessous de la limite maximale améliore considérablement la durée de vie du système et réduit le risque de défaillance prématurée.

En intégrant les considérations thermiques dès les premières phases de conception, en adoptant une approche globale et en validant par la mesure, les bureaux d'études peuvent transformer une contrainte fréquemment subie en un véritable atout en matière de conception.